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Lévis Saint Nom

Histoire de Lévis-Saint-Nom

L’histoire du village de Lévis-Saint-Nom dont le destin est étroitement lié à celui de l’abbaye Notre-Dame de la Roche et de la famille Lévis-Mirepoix.

 

Le village s’est appelé Saint-Nom-de-Lévy jusqu’en 1818. Saint Nom avait été donné comme patron à la paroisse dès le VIIIe siècle. Le saint vécut sous les règnes de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve.

 

Le pays fut ensuite appelé Lévy-Saint-Nom, jusqu’aux années d’occupation de la seconde guerre mondiale. Il prit alors l’appellation actuelle de Lévis-Saint-Nom.

 

L’époque mérovingienne : une existence attestée

 

On peut, avec certitude, faire remonter l’existence de Lévis jusqu’aux temps les plus reculés de la période mérovingienne. Les anciennes chartes carolingiennes mentionnent l’étymologie de Lévy.

 

Le nom de ce pays apparaît dans un diplôme de l’année 774, sous la dénomination latine de « ad Levicias », par lequel Charlemagne confirmait la donation faite par son père Pépin le Bref, son père en l’année 768 à l’abbaye de Saint-Denis, d’une portion de la forêt Yveline.

 

Un autre document contemporain, le polyptyque de l’abbé Irminion, constate l’existence de Lévy, où l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés possédait une portion de forêt (dans laquelle pouvaient paître cent soixante-dix porcs).

 

La famille de Lévis  dans les textes

La famille de Lévis apparaît dans les textes à la fin du XIIe siècle (1181). Dès cette époque, elle est apparentée aux maisons de Chevreuse, de Maurepas et des Bordes. Cette famille fut l’une des plus célèbres du Hurepois.

Dans la chapelle de La Roche, on aperçoit, au-dessus du portail d’entrée, dans la rosace, le blason et la devise des Lévis (« Dieu ayde au second chrestien Lévis »). Un Lévis aurait été baptisé juste après Clovis, premier chrétien.

Les armoiries pleines des Lévis, portées par Milon, fils aîné du premier Philippe connu (d’or aux trois chevrons de sable), se trouvent dans l’église, au-dessus des portes de la sacristie.

 

Le plus ancien seigneur de Lévis, connu sous le règne de Philippe Auguste, est Philippe de Lévis, dont le fils, Gui 1er, fit à Notre-Dame de la Roche la première donation qui permit l’édification de l’abbaye.

Lévis-Saint-Nom passe de mains en mains

 

Dans le chœur de l’église de Lévis, une plaque de marbre blanc rappelle qu’à cet endroit fut inhumé un membre de la famille des Lévis : Emmanuel second, de Cruzols, Duc d’Uzès, premier pair de France, gouverneur de Saintonge, décédé le 1er juillet 1692, à l’âge de cinquante ans.

Le dernier seigneur de Lévis, Charles Emmanuel de Crussol d’Uzès, échangea Lévis-Saint-Nom avec Louis XV en 1721. Il ne le garda pas longtemps et le vendit en 1723 à Bernard du Rieu, Comte de Fargis, qui  le revendit en 1727 au comte de Toulouse qui démolit le château. La propriété territoriale devint une dépendance de son vaste domaine de Rambouillet.

À sa mort en 1737, son fils, Louis Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, lui succéda dans tous ses domaines. Il fut le dernier baron de Lévis. Il vendit ses terres au roi Louis XVI, en même temps que le duché de Rambouillet, par contrat du 29 décembre 1783.

En 1791, celles-ci devinrent domaine national et subirent le sort commun des terres de ce domaine de Rambouillet.

 

 L’église se Lévis-Saint-Nom

 

La dédicace de l’église fut faite le 5 juillet 1537, le jour même de la fête de Saint Nom, patron de la paroisse.

C’est l’évêque de Chalcédoine, invité par l’abbé commendataire de Notre-Dame de la Roche et les marguilliers, avec l’évêque de Paris, qui présida les fêtes de la dédicace.

Un escalier souterrain partant du presbytère donnait au curé une entrée particulière dans la nef.

 

Les statues

 

L’église renferme la plus célèbre statue des lieux, une Vierge à l’enfant du XIVe siècle, en pierre, mais de marbre au visage et aux mains. Placée au milieu du mur du chevet, elle mesure  1,10 m de hauteur. Appelée Notre Dame de la Roche, elle provient de l’abbaye et installée dans l’église depuis 1809. Une copie est visible dans la chapelle de l’abbaye.

Elle fait l’objet depuis toujours d’une grande dévotion et d’un pèlerinage qui a lieu le 8 septembre (fête de la Nativité de la Vierge). Classée, elle est polychromée comme à l’origine.

On y découvre également deux statues de style parisien à plis droits : Saint Thibault, célèbre abbé de l’abbaye voisine des Vaux-de-Cernay (de 1235 à 1247), apparenté à la famille de Lévis, représenté avec la mitre et la crosse des abbés tournées vers l’intérieur, et Saint Nom, dont une main maintenant cassée portait une église, signe du saint patron.

 

En 1809, l’église déjà dotée d’une cloche datée de 1602, récupéra une petite cloche apportée en 1809 de l’abbaye voisine, avec d’autres objets affectés au culte (non compris dans la vente de l’abbaye et qui, d’après les contrats établis, demeuraient expressément réservés au profit de l’église paroissiale de Lévis-Saint-Nom).  Ils  ont tous été volés par la suite.

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