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Un peu d’histoire

Depuis huit siècles, l’abbaye de Notre-Dame de la Roche vit au rythme de l’histoire.  Centre religieux prospère, elle connut le déclin suite aux désastres de la guerre de Cent Ans mais continua d’attirer les pèlerins. Épargnée par la Révolution, elle fut vendue comme bien national et transformée en grenier à foin. Rachetée en 1850 par la famille Lévis-Mirepoix, descendants du fondateur Gui de Lévis, elle fut restaurée et mise à disposition d’un orphelinat. Depuis 1965, elle abrite une école d’horticulture. Aujourd’hui, l’abbaye retrouve une belle vitalité et développe de nouveaux projets.

 

1232 : fondation de l’abbaye par Gui de Lévis

 

L’histoire de l’abbaye commence au XIIe siècle lorsqu’un premier bâtiment fut construit pour accueillir une statue de la Vierge. La légende dit qu’elle fut miraculeusement déterrée par un taureau. Le curé de Maincourt installa un ermitage sur le site.

C’est en 1232 que l’abbaye fut officiellement fondée par Gui de Lévis.

À la fin du XIIe siècle,  il avait reçu le titre de maréchal de la Foi en raison de sa lutte contre les Albigeois. En l’an 1232, Gui de Lévis donna en pure aumône la somme de quatre mille livres Parisis pour la construction d’une abbaye en un lieu voisin de son château.

Déjà, sur son instigation, quelques solitaires relevant de l’obédience des chanoines réguliers de Saint Augustin s’y étaient retirés dès 1226.

 

Tant en raison de la dédicace de cette abbaye à la Vierge Marie que de la nature de la végétation environnante, elle prit le nom Notre-Dame de la Roche (du latin ruecus, signifiant « buisson épineux » ou ruscus, « houx » selon Olivier Fauveau).

 

Guy de Lévis confia  les fonds nécessaire la construction de l’abbaye à Thibault de Marly, abbé des Vaux-de-Cernay. Il assuma à la fois la conception de l’ouvrage et la surveillance des travaux.

Les années suivantes, l’abbaye rçut d’importantes donations qui lui permirent d’acquérir un domaine assez vaste.

 

Le déclin

 

Dès la fin du XIVe siècle, l’abbaye eut  à souffrir des désastres provoqués par la guerre de Cent Ans. Sa situation financière précaire s’aggrava sous le régime de la commende, (bénéfice donné par le roi à un séculier pour une abbaye régulière avec permission de disposer des fonds).

En partie ruinée à la fin du XIVe siècle, l’abbaye passe au comte de Toulouse puis à Louis XVI.

En dépit des efforts de rénovation de l’abbé Pierre Habert de Montmort, elle ne comptait plus, dès le début du XVIe siècle, aucun religieux. La desserte du culte était assurée par un chapelain.

L’abbaye demeurait toutefois très fréquentée, surtout lors de pèlerinages locaux en l’honneur de la Vierge Marie, dont une très belle statue gothique ornait la chapelle.

 

Bien national à Révolution française

 

L’abbaye Notre-Dame de la Roche ne fut pas détruite lors de la Révolution française mais vendue comme bien national à un fermier des environs.

Elle fut transformée en domaine agricole. La chapelle, dont toutes les fenêtres et rosaces avaient été aveuglées, devint un grenier à foin. La salle capitulaire était utilisée comme étable.

En 1808, sur l’ordre du préfet, inquiet de la prolifération des pèlerinages, la statue de la Vierge ainsi que les cloches, furent transportées à l’église paroissiale de Lévis-Saint-Nom. Elles s’y trouvent encore aujourd’hui.

Seules les stalles et les effigies des fondateurs, miraculeusement protégées, demeurent sur place sans subir de trop grands dommages.

 

1850 : la renaissance

 

Au milieu du XIXe  siècle, les descendants de Guy de Lévis, établis depuis plusieurs siècles dans l’Ariégeois et devenus Lévis-Mirepoix rachetèrent l’abbaye, ainsi que les six hectares de terrain clos de mur qui l’entouraient.

Ils procédèrent à la restauration de la chapelle qui retrouva ses fenêtres et ses rosaces. Les principaux bâtiments furent remis en état.

 

Une fois restaurée, l’abbaye fut mise à disposition de l’orphelinat de l’Assomption d’Élancourt, la Fondation Méquignon, avec un bail de quatre-vingt-dix-neuf ans commençant à courir le 1er avril 1874.

La famille se réserva toutefois le droit de sépulture dans un caveau creusé à cet effet sous le transept gauche de la chapelle.

 

Les religieuses de Saint Vincent de Paul, responsables de l’orphelinat d’Élancourt, prirent alors en charge le domaine et le firent mettre en culture. L’approvisionnement de l’orphelinat en légumes et en animaux de basse-cour était ainsi assuré. Des pupilles de l’orphelinat aidaient le jardinier dans sa tâche.

 

1952 : un centre de formation horticole

 

Un centre d’apprentissage de l’horticulture fut créé en 1952  par sœur Marie-Thérèse Maunoury. Désignée  pour diriger l’abbaye elle souhaitait faire apprendre le métier aux jeunes garçons de l’orphelinat.

L’école fut reconnue par le ministère de l’Agriculture en 1956 puis en 1964.

Dans la mesure de ses moyens financiers, elle assura la remise en état des bâtiments qui n’étaient plus entretenus depuis des années.

 

Aujourd’hui, le Centre Éducatif et de Formation de la Roche est habilité à accueillir en internat 36 garçons, adolescents et jeunes majeurs de 14 à 21 ans qui lui sont confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance. Il propose aux jeunes la préparation au Certificat de Formation Professionnelle Agricole.

 

2013 : un nouveau souffle

 

Très peu connue, l’abbaye ne s’ouvrait au public qu’à l’occasion des journées du patrimoine ou lors de visites organisées par l’office du tourisme de Mesnil-Saint-Denis.

Sous l’impulsion de l’association Notre-Dame de la Roche, de l’administrateur du Centre et de la municipalité, l’abbaye devient un nouveau pôle culturel et écologique de la région.

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