CONTACT
REJOIGNEZ-NOUS SUR

Les astuces et conseils de jardinage

Que faire en mars et avril

Pendant la période hivernale nous avons fait une petite incursion dans le domaine de la nature environnante en parlant de la découverte du sympathique « crapaud accoucheur ».

Nous reprenons aujourd’hui nos conseils pour nos jardins d’agrément. En effet, la chaleur apporte le renouveau des jardins et les rayons de soleil commencent à réchauffer notre corps mais aussi la terre.

Organiser la mise en ordre de l’extérieur de la maison par différents petits travaux sera notre première mission. On pourra par exemple finir de nettoyer les dernières feuilles mortes, couper les chaumes fanées des graminées de l’année précédente ou désherber les massifs en prenant  soin de bien arracher la totalité des racines des mauvaises herbes. Nettoyer les vivaces en éliminant les plantes mortes leur permettra de bien démarrer la saison.

Décompacter la terre des massifs permet déjà de la préparer pour la saison.

On aura aussi à finir de tailler différents plantes :

  • Les arbustes à floraison estivale comme les Buddléias ou althéas en rabattant très largement les branches anciennes pour permettre l’installation de nouvelles pousses.
  • Les rosiers en rabattant à 3 yeux ou à 5 dans le cas de « rosiers buisson ». N’oubliez pas de laisser le dernier œil dirigé vers l’extérieur et d’éliminer aussi les gourmands qui se développent à la base.
  • Les glycines devront être taillées à deux yeux pour les pousses latérales et en réduisant au moins de moitié les pousses de l’année.
  • Les chèvrefeuilles en supprimant les rameaux morts et toutes les branches qui s’éloignent du mur.
  • Quant aux hortensias il s’agira de couper les vieilles branches et les bois morts seront taillés au ras du sol et les autres inflorescences fanées seront taillées juste au-dessous du bourgeon du sommet.

Si vous voulez semer en place les pavots, coquelicots, nigelles de damas, ce sera le moment de le faire dès que le sol se réchauffe un peu.

Un point important de commencer à planter les bulbes les moins sensibles au froid comme les hémérocalles, croscomias, glaïeuls ou lis.

Pour les autres tels que les dahlias il sera préférable d’attendre début avril car les risques de gel sont plus importants pour ces plantes. La date de plantation pourra alors être déterminée par la période de floraison des lilas.

Les lupins, roses trémières et héllébores seront aussi à positionner dans les massifs ou les rocailles ou encore les bisannuelles de saison vendues en godet : pensées, violas, primevères, pâquerettes, myosotis…

On aura aussi à préparer les surfaces qui vont devoir accueillir les nouvelles pelouses pour début avril. On enlèvera alors les plus gros cailloux mis en évidence par les pluies d’hiver et il sera souhaitable de ratisser le sol.

Les vieux gazons ayant souffert durant l’hiver seront à surveiller et seront à regarnir par le semis des graines sur les parties dénudées ou en ajoutant un peu de terreau pour améliorer le reprise.

Il sera peut-être nécessaire d’éliminer la mousse et d’aérer le sol souvent trop compact à la sortie de l’hiver. Enfin, si vous voulez  obtenir un contour net, vous pourrez « finir les bordures » à la bêche.

Et puis un petit conseil : utilisez aussi les cendres de bois qui sont très riches en sels minéraux : calcium, potasse, silice, magnésium et du phosphore. Il n’y a pas de risque de surdosage pour les plantes et aucun risque de pollution des nappes phréatiques. La potasse favorise le développement des fleurs et des fruits, on pourra donc l’épandre aux pieds des arbres fruitiers et des plantes de massif au printemps

On pourra aussi diviser les vivaces en sélectionnant celles qui sont en bonne santé et les mettre dans des sols neufs c’est-à-dire nouveaux. Cette division est souvent très utile pour aérer les touffes, multiplier les plantes et éventuellement faire des petits cadeaux à vos amis ou vos voisins.

Je vous propose cette année une autre solution qui de pouvoir échanger ces plantes le 31 mai prochain avec d’autres jardiniers que vous ne connaissez peut-être pas encore. Comment cela ?

Parce que l’Amicale vient de créer pour la première année à Lévis une « bourse aux plantes » destinée à l’échange et à la vente de plantes entre particuliers de Lévis et des communes avoisinantes. Celles-ci peuvent être issues de jardins individuels par les divisions de vivaces comme nous venons de le dire ou provenir de nos travaux menés à Notre Dame de la Roche. Ce sera donc dans ce cas des plantes issues de bouturage ou de semis.

Nous réaliserons un affichage pour cela et la bourse se tiendra à partir de 12 heures le 31 mai 2015 sur le parvis de la salle polyvalente. Une grande tombola sera aussi organisée.

Je suis certain que les plantes ne seront ensuite qu’un prétexte pour venir discuter de vos aventures de jardiniers.

Bon jardinage et à bientôt, Daniel de l’AMICALE

 

Le bouturage

Il s’agit d’une opération relativement simple à réaliser, qui permet d’obtenir rapidement et à moindres frais un grand nombre de plants.

 

Semis, bouturage, marcottage ou division des touffes visent à reproduire une plante, pour en augmenter le nombre ou remplacer un sujet encombrant ou vieillissant.

 

 

Les différentes techniques de bouturage

À talon, en crossette, de tige ou d’œil…, tous ces qualificatifs font référence à différentes techniques de bouturage. Voici un condensé des possibilités, pour permettre de s’y retrouver parmi tous ces types de boutures.

Le bouturage est un mode de multiplication végétative assez simple à réaliser et qui permet d’obtenir un pied identique à la plante-mère (ce que l’on ne peut obtenir avec un semis).
Le principe de base est de prélever un organe sur le végétal (le plus souvent, un morceau de tige) et le planter dans un substrat adéquat, léger et drainant.
Plusieurs techniques existent mais ne s’adaptent pas à toutes les plantes et à toutes les saisons.

 

Techniques utilisées pour le bouturage

La bouture simple :

Cette bouture de tige consiste à planter un tronçon de tige, effeuillé à sa base et coupé sous un nœud.Elle est souvent la technique employée.

Les boutures de tiges sont classées en fonction de la maturité des tissus :

  • boutures herbacées au printemps,
  • semi-aoûtées (semi-ligneuses) à la fin de l’été
  • et aoûtées (ligneuses) à l’automne).

La bouture simple convient à la plupart des plantes vivaces et annuelles, aux arbustes et aux arbres.

boutures de romarin  Boutures de romarin

 

Les boutures herbacées s’enracinent très facilement mais sont assez fragiles.

On utilise cette technique pour les plantes difficiles à bouturer, les semi-rustiques, ou celles dont on veut obtenir un résultat rapidement, comme les fleurs à massif ( fuchsias, géraniums, impatiens, verveines,…).
Les boutures d’automne sont idéales pour les plantes aux feuillages persistants, car les risques de déshydratation dus au soleil sont passés.

 

La bouture de racine

Le prélèvement des boutures se fait sur les racines jeunes et ligneuses, c’est-à-dire celles qui peuvent émettre des bourgeons.

Cette technique de bouturage ne demande pas de soins particuliers. Cependant elle ne permet pas d’obtenir beaucoup de boutures au risque d’affaiblir la plante mère

Les espèces concernées sont des vivaces à racines charnues assez épaisses (molène, pavotsphlox…) et quelques arbustes drageonnant.

Quand? Hiver.

 

La bouture dans l’eau

Certaines plantes émettent très facilement des racines lorsqu’on place une de leurs tiges vertes dans un verre d’eau. La méthode est ludique très appréciée des enfants.

Mais la reprise une fois la plante mise en terre est plus difficile que pour un bouturage classique.

Pour qui ? Les plantes d’appartement, comme le bégonia, le dieffenbachia, la misère ou lephilodendron, mais aussi le laurier-rose, le lierre, le papyrus, le saule

Quand ? Printemps/été.

Bouture basilic vivace  Boutures dans l’eau de basilic vivace

 

La bouture de feuille

Il existe plusieurs façons de procéder soit avec des feuilles incisées soit des feuilles découpées.

Pour quelles plantes ? Cette technique est employée sur les plantes à feuilles charnues des plantes d’appartement, mais aussi sur les fuchsias, pourpierssedums

Quand ? Toute l’année pour les persistants.

Bouture feuille saintpaulia  Bouture réussie de feuille de saintpaulia

 

La bouture en talon

La bouture en talon se fait sur un jeune rameau secondaire sur lequel on a conservé la partie qui le réunissait au rameau principal de l’année précédente.

Ce talon ainsi obtenu correspond à une zone propice à la fabrication de racines. On accroît ainsi les chances de réussite de l’opération, mais le prélèvement du talon peut causer des dommages à la plante-mère.

Pour qui ? Les plantes qui « font du bois » :

Quand ?  Printemps, fin d’été ou automne.

bouture de Juniperus  Bouture de Juniperus (bouture en talon)

 

La bouture en crossette

C’est une variante de la bouture à talon, à la différence que l’on conserve une section entière d’1,5 cm environ du rameau principal (ce qui donne à la bouture une forme de petite crosse).

Pour qui ?

La méthode est surtout utilisée pour les plantes lentes à prendre racine, à tiges creuses ou à moelle, la lignine protégeant les tissus fragiles des champignons pathogènes :berbérisfiguierspirée, sureau, vigne…

Quand ? Été, début d’automne.

bouture en crossette  Bouturage en crossette

 

La bouture d’œil

Elle se compose d’un petit morceau de rameau de l’année (2 à 5 cm de long) doté d’un œil axillaire (à l’aisselle d’une feuille), ce dernier ayant la possibilité de se développer et de former une tige. Cette technique permet d’obtenir plusieurs boutures sur une même tige, mais le développement de la bouture en plante est long.

Pour qui ? Essentiellement pour le camélia qui est lent à s’enraciner, mais aussi l’hortensia, le rhododendron, la vigne et les ronces (mûres).

Quand ? Fin d’été, début d’automne.

Bouture camelia  Bouture de camélia (bouture d’oeil)

La bouture en plançon

C’est la bouture la plus rapide à réaliser : une branche droite coupée de biais et plantée directement dans le sol.

Pour qui ? Elle convient seulement aux arbres les plus conciliants, comme le peuplier ou le saule.

Quand ? Du milieu de l’automne au milieu de l’hiver, quand la plante est au repos végétatif.

 

Exemple : Bouturage de l’hortensia

 

prelevement bouture  Prélèvement de la bouture

L’hortensia (Hydrangea macrophylla) La bouture la plus accessible consiste à réaliser des boutures « de tête » (c’est-à-dire : en utilisant l’extrémité d’une branche), quand le bois est encore tendre.

.

supression feuilles partie basse  Suppression des feuilles en partie basse

  1. Taillez au sécateurl’extrémité d’une branche, une dizaine de cm environ, en coupant juste en dessous d’un groupe de feuilles. Le bouturage fonctionne mieux si la bouture est prélevée sur une branche qui n’a pas fleuri dans l’année.
  2. Eliminez les feuilles les plus basses (correspondant généralement à 2 « nœuds »), avec un greffoir ou un cutter. On conseille parfois de couper de moitié les feuilles du sommet pour limiter l’évaporation. Cette opération assez agressive pour le végétal semble pouvoir être évitée.

bouture prete a planter  Bouture prête à planter

  1. Plantez la tige dans un mélange de terreau, de sable grossier et de terre de bruyèreen parts égales (un terreau spécial semis et bouturage, allégé avec des grains de vermiculite, fait également l’affaire).

arrosage copieux  Arrosage copieux

  1. Arrosez bien et laissez égoutter. Couvrez la bouture et le pot d’un sac en plastique, pour assurer une atmosphère humide. Le contact des feuilles avec le plastique doit être évité; disposez pour cela quelques bâtonnets en bambousur le pourtour du pot.

bouture hortensia  Bouture d’hortensia placée à l’ombre

Ne placez jamais vos boutures au soleil elles «  cuiraient » dans le plastique. Il faut un endroit lumineux, mais ombragé.

N’arrosez que lorsque la terre commence à sécher. Trop d’eau fait pourrir les racines.

Multipliez vos chances en réalisant plusieurs boutures du même pied (vous pouvez disposer plusieurs tiges dans le même pot, ou encore utiliser une caissette à semis).

Les racines se forment au bout d’ 1 à 3 semaines environ. Si la tige résiste un peu à l’arrachement, c’est que l’enracinement est effectif. Le sac plastique peut alors être retiré.

 

Utilité des hormones :

L’hormone de bouturage, que l’on recommande souvent, n’est franchement pas indispensable. Votre taux de réussite sera peut-être un peu moins bon.

Si vous rapportez une bouture de vos vacances vous n’avez sans doute pas tout le matériel nécessaire sous la main… Pour une plantation différée, coupez une tige plus longue (une vingtaine de cm), que vous envelopperez intégralement dans un linge humide (du papier absorbant convient aussi).

A conserver dans un sac plastique fermé, dans le coffre de la voiture le temps du retour. A votre arrivée, vous supprimerez les 10 cm de trop.

 

Pendant l’hiver, placez vos boutures à l’abri du gel, dans un endroit sec, frais et aéré.
Vous pourrez laisser votre jeune hortensia en pot quelques années, ou bien le planter en pleine terre au printemps prochain.

Avec un peu de chance, il fleurira au bout d’un an…

 

Exemple 2 : la sauge:

Pour le prélèvement des boutures il faut choisir une plante saine, un pied bien formé et exempt de maladie.

sauge prelevement

Avec un sécateur correctement nettoyé, prélevez quelques extrémités de tiges, d’une dizaine de centimètres de long environ.

Avec un couteau bien aiguisé (idéalement, un greffoir), taillez de la façon la plus nette possible juste en dessous d’un nœud (point de départ d’une feuille) : c’est à ce niveau qu’apparaîtront les racines.

sauge suppression feuilles

Supprimez les feuilles du bas de la bouture ; ne conservez qu’un « toupet » au sommet.

Si la plante possède des feuilles assez importantes (ce n’est pas le cas de la sauge), vous pouvez les couper en 2 dans le sens de la largeur (cette réduction de surface limite l’évaporation).

Repiquage

sauge repiquage

Il faut ensuite repiquer vos boutures, en pot, en jardinière ou dans une caissette en polystyrène si leur nombre est important.

Le contenant choisi sera rempli d’un substrat léger, composé d’un mélange de terreau de feuilles et de sable (ou un terreau spécial semis et bouturage, vendu en jardinerie).

Tassez-le légèrement avant de creuser pour chaque bouture un petit trou d’une profondeur de 5 cm environ à l’aide d’un bâtonnet.

Installez chaque bouture, puis tassez le mélange tout autour.

Arrosez délicatement à l’aide d’un pulvérisateur, puis placez vos boutures dans un endroit abrité et semi-ombragé.

Sauge hygrometrie

Vous pouvez augmenter l’humidité ambiante (hygrométrie) en entourant vos godets d’un sac plastique, maintenu à l’aide d’un élastique.

Hormone de bouturage ?

La poudre d’hormone vendue en jardinerie peut être utile pour favoriser la reprise et l’émission de racine. Vous pouvez y tremper la base de vos boutures, mais veillez à ce qu’il ne subsiste qu’une fine couche à l’extrémité (tapotez légèrement avec le doigt pour faire tomber l’excédent).

Education de la bouture

Le temps d’enracinement dépend de chaque espèce mais plusieurs semaines sont nécessaires.

Durant ce temps, il faudra veiller à ce que le mélange terreux ne sèche pas, et protéger vos godets du gel le cas échéant (serre, châssis de culture…).

La mise en place ne s’opère que lorsque les plants se sont suffisamment développés.

On peut vérifier la qualité de l’enracinement en dépotant un godet, ou en tirant avec délicatesse sur l’une ou l’autre des boutures.

  

Principales périodes de bouturage.

Les périodes suivantes sont indicatives et méritent d’être complétées. Il s’agit cependant d’un point de départ qui peut très utile.

 

  • Janvier armoise, chrysanthème…

 

  • Février acanthe, sauge, cassissier…

 

  • Mars                forsythia (juste après la floraison), dahlia, géranium, lis, sauge…

 

  • Avril                fuchsia   menthe, cassissier, osteospermum, phlox paniculé…

 

  • Mai              figuier      aster, chèvrefeuille, hortensia, lavande, passiflore, sédum, lin, phlox paniculé…

 

  • Juin              cognassier, érable, ficus, grenadier, jasmin d’hiver, lilas, troène            bégonia, chèvrefeuille, clématite, euphorbe, menthe, lavande, sauge…

 

  • Juillet              cornouiller, laurier, lilas, troène                 camélia, rosiers, lavande, sauge…

 

  • Août              laurier sauce, laurier rose, lilas rosier, ciste, lavande, lavatère, menthe, sauge, verveine, bignone…
  • Septembre sureau, magnolia, lagerstroemia, laurier tin, choisya, gattilier , géranium (pelargonium), romarin, rosier, sauge, verveine, phlox paniculé…
  • Octobre buis, peuplier, troène, aulne, érable, groseillier, framboisier, rosier, vigne, vigne vierge…

 

  • Novembre marronnier, peuplier, groseillier, hortensia, bignone….

 

  • Décembre cornouiller, peuplier, sureau, troène, figuier (en intérieur à l’étouffée)            rosier, bignone…

 

Matériel nécessaire

  • des godets ou des pots
  • une protection telle notre serre
  • des tessons, des billes d’argile pour le drainage
  • des verres ou des flacons (pour les boutures à réaliser dans l’eau)
  • du sable, du terreau, de la terre de jardin
  • de la poudre d’hormones de bouturage
  • des étiquettes pour bien identifier les plantes
  • un sécateur propre et affûté
  • Un greffoir un cutter ou un couteau
  • un bâtonnet (pour faire des avant-trous)
  • une table de travail

 

Boutique

Des souvenirs et des cadeaux

Mécénat

Documentation